Cristof. Webmaster touche-à-tout

Autoportrait

 

En quelques mots: autodidacte, webmaster, rédacteur web. Trousse-à-outils de Denel Writing.

 

Cristof GREGOIREJe m’appelle Christophe GRÉGOIRE, webmaster indépendant. Associé à Denel Writing, Cotonou.

Lorsque j’ai proposé à mes deux “associés” de nous présenter sur ce site, j’avais oublié que cette présentation allait me concerner aussi. Tombé dans mon propre jeu, je vais donc tenter de me lancer…

 Je me présente donc: Christophe GRÉGOIRE. Mais je préfère “Cristof”. Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi. Disons que je n’aime pas faire comme tout le monde.

Français, né en 1968 au Mans (72), c’est à Challes, à 20 km de là, que j’ai vécu mes plus tendres années: celles de l’enfance. Je vis aujourd’hui, près de Châteaubriant, entre Nantes et Rennes.

L’Écriture

Dans ce dont je me souviens, j’ai commencé à écrire des petits poèmes, pour mon amoureuse. Je devais avoir neuf ou dix ans. Mais ces poèmes n’allaient pas jusqu’à la destinataire: bien trop timide pour ça ! L’ordinateur n’existait pas encore au sein des familles, et ce sont sur des pages griffonnées, raturées, que mes mots (et mes maux) surgissaient avec encore beaucoup d’hésitation.

Nous étions au début des années quatre-vingt, et je venais de perdre mon père. Et c’est tout naturellement que je me réfugiai dans l’écriture. Ainsi, je lui écrivais fréquemment, imaginant que ce moyen d’expression était plus puissant que les pleurs ou les paroles, pour le faire exister encore.

Bien plus tard, jeune adulte, je rencontrai le monde de la musique. Le jazz, tout d’abord, puis l’afro-jazz. Je fus engagé par un groupe de musiciens (et amis) pour leur écrire des paroles. Et de l’afro-jazz à l’Afrique, il n’y avait qu’un pas ! Et ce pas fut franchi en 1989 au Burkina-Faso pour une “tournée” de quelques dates.

Ma rencontre avec l’Afrique fut un véritable choc. Je ne m’en suis jamais vraiment remis.

En parallèle, mes idées de textes, créations d’histoires, tout cela fusait dans mon esprit. La chanson ou le poème n’étaient plus le support adéquat pour développer tous ces mots qui rêvaient d’éclabousser sans rime, librement. Je me tournai donc vers la “nouvelle”. Un style littéraire que je découvris par hasard avec Maupassant. Par hasard est bien le mot. Car ce n’est pas à l’école que j’ai découvert la littérature. Ma scolarité s’étant arrêtée en cinquième…

Les nouvelles s’accumulaient au fond des tiroirs, et à force d’entendre mes proches me demandant si je “voulais en faire quelque chose”, je finis par envoyer quelques exemplaires dans des petites maisons d’édition. Surtout par curiosité. Pour bénéficier d’un avis de professionnel, d’un comité de lecture ou que sais-je encore. Et à ma grande surprise, les Éditions Sol’Air me publiaient en 1995. Certes, avec d’autres auteurs sur l’ouvrage, mais tout de même.

Je faisais là un pied de nez à une mère qui me disait “tu es nul, tu n’arriveras jamais à rien” et à des profs qui me disaient que me concernant, il valait mieux que je me tourne vers un métier manuel, tout ce qui était intellectuel n’étant pas pour moi. Ce que je fis. Les mains dans la farine. En grandissant, en faisant de belles rencontres, en coupant un cordon ombilical en partie toxique, je prenais peu à peu de l’assurance. Je découvrais en moi certaines capacités et surtout ce besoin de créer. Toujours.

 

Gagner ma vie

Je ne fis qu’un bref passage dans un fournil. Un patron violent, qui, démuni de cerveau, puisait sa seule force dans ses poings pour s’exprimer, me dégoutta peu à peu du pain. J’aurais survolé quelques métiers sans vraiment me fixer sur l’un d’entre eux… jusqu’à ce que je me trouve une voie dans le milieu médico-social.

Bien que sans aucune formation dans cette branche (ni dans une autre, d’ailleurs !) je jouis aujourd’hui d’une expérience d’une trentaine d’années dans ce domaine, avec différents publics.

En parallèle, il m’aura fallu boucler des fins de mois difficiles. Je trouvais donc un petit boulot de pigiste, pour l’AFP. Travail que j’effectuais la nuit grâce à une connexion Internet. Nous étions en 1995, le réseau mondial n’en était qu’à ses balbutiements et même le mot “télétravailler” n’existait pas. On m’a également offert un peu de place, deux fois par mois, dans Ouest-France, pour poser ma plume, sur différents sujets. Outre un peu de monnaie, cette expérience m’apporta surtout un regard nouveau sur la presse, les médias, et plus généralement notre société. Et je trouvais dans l’Internet un formidable outil pour m’exprimer, écrire, créer.

Aujourd’hui, je continue mes travaux d’écriture avec des nouvelles, puis le commencement d’un roman au milieu de l’année 2019. Jamais vraiment satisfait, j’écris dix pages et j’en efface neuf et demi. Je n’ai aucune idée de l’issue de cette petite aventure littéraire, mais peu importe. L’essentiel pour moi est d’écrire, d’imaginer, de rêver. Ce qui m’aide à mieux appréhender une société avec laquelle je me sens de moins en moins en adéquation.

 

Webmaster

J’ai découvert l’Internet, donc, en 1995 et très vite, je ne pouvais me contenter d’être uniquement “consommateur” du web, mais également acteur. Il faut dire qu’au préalable, je m’étais essayé à écrire quelques lignes de code pour le Minitel. C’était une autre époque. Bref.

Dès 1996, je me suis formé à différents langages de programmation et à tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin à la création de site. Cela passait donc par le graphisme, la rédaction, le référencement, le marketing, la communication…Tout cela tout seul. En autodidacte.

Puis en 2010, après avoir créé plusieurs sites internet, je décidai de créer ma propre société. Castelweb, c’est le nom de celle-ci. J’ai eu la chance de créer des sites web de toutes sortes. Du site vitrine au site e-commerce en passant par un site d’annonces.  Mais outre la création elle-même, ce qui est plutôt technique, je prenais surtout la plus grande partie de mon plaisir à “réfléchir” à un projet web. M’approprier une demande un peu floue pour un client et, accompagnant un devis, un document de quelques dizaines de pages. Je ne le savais pas encore, mais cela porte un nom: un audit.

Ainsi, d’un projet un peu vague, j’en sortais un document papier dont tous les paramètres, toutes les fonctionnalités étaient réfléchis. Dès lors, il n’avait plus qu’à engager un webmaster. Moi de préférence.

Dans cette activité, je me suis intéressé à beaucoup de domaines. Car finalement, concevoir un site seul, sans aucune aide extérieure, demande pas mal de compétences. Ainsi, je me suis formé en ligne en référencement, à différents langages de programmation, au graphisme, au e-marketing. Et bien entendu, c’est avec une très grande importance que je place les mots au centre d’un site web. Et ça tombe bien: c’est aussi ce que demandent les moteurs de recherche en général et Google en particulier.

En 2012, je m’amusais à créer, pour mon propre compte, un site de petites annonces pour le continent africain. Afrique Annonces était né. Bien que N°1 pendant près de trois ans sur le continent sur ce marché, je fus dépassé par l’arrivée d’un concurrent. Peu importe. Ce site m’aura aussi permis de créer un lien quotidien avec l’Afrique et surtout les africains. C’est ainsi que parmi les quelques centaines de personnes que j’ai eues en ligne par email ou messagerie instantanée, j’y fis une très belle rencontre: Lionel DEHOUI.

Il racontera son histoire largement aussi bien que moi, mais voyant les motivations et le talent de ce jeune rédacteur et l’absence de moyens dont il disposait, je décidai de lui créer et offrir un site web: Rédacteur Web Bénin vit le jour début janvier 2019. Nous étions fin décembre 2018 et c’était un peu Noël pour lui. Début 2020, c’est une autre rencontre que je faisais. Un jeune béninois, tout aussi motivé, avait un beau projet. Mais pas d’argent. Là aussi, je me suis concerté avec moi-même pour lui offrir mon expertise en lui créant, sur ma proposition et un peu à sa demande, une plateforme de mise en relation de rédacteurs africains et d’entreprises européennes. Comme pour Lionel, j’ai tout pris en charge: la conception, le nom de domaine et l’hébergement du site. Mais cette relation se sera avérée décevante. Professionnellement et humainement. Je me retrouvai donc avec un site “sur les bras” qui, certes, m’intéressait dans sa thématique, mais je ne pouvais pas, d’un point de vue géographique, travailler quotidiennement avec des rédacteurs africains.

C’est donc tout naturellement que j’ai fait une proposition à Lionel. Bien que cette idée lui trottait dans la tête depuis un bon moment, j’aurais été le “coup de pied au cul” qui lui aura permis de créer sa société: Denel Writing est né en septembre 2020. Et c’est tout naturellement aussi, que s’est jointe à nous Émeline, sa compagne au bureau comme à la ville.

Tous les trois, nous travaillons quotidiennement sur ce site, ainsi que d’autres, Rédacteur Web Freelance qui est une plateforme de mise en relation de rédacteurs et d’entreprises, contrairement à Rédacteur Web Afrique où seuls, trois rédacteurs répondent aux commandes de notre clientèle. Annuaire Freelance, le quasi clone de Jobbing Afrique Annonces mais pour l’Europe… Sur ces sites, chacun y a ses compétences, son expérience. Mais une seule nous lie réellement: la rédaction, l’amour du verbe et du travail bien fait.

Si je peux les dépanner dans la rédaction, les conseiller en SEO et maintenir les sites à jour, je reste également à la disposition de notre clientèle pour la création de site internet, de référencement, d’audit, et de toute expertise technique.

Et bientôt, d’autres sites viendront s’éjouter à Denel Writing, notre Agence de communication à Cotonou.

Conclusion

Nous travaillons tous les trois à 7000 kms de distance. Mais les choses se font simplement, aussi facilement que si nous étions dans le même bureau. Mais nous ne nous sommes jamais vus. Nous ne partageons pas le même bureau, la même théière. Et cette passion-là, nous la mettons à votre service, pour votre bénéfice.

Petite touche personnelle

Quelle que soit votre scolarité, quels que soient les mots qui vous auront touchés, blessés dans votre enfance, vous devez croire en vous. Et nul besoin d’un bac+4 ou d’un master pour “jouer dans la cour des grands”. Un autodidacte sera tout aussi compétent qu’un diplômé.

Crois en toi.

Christophe GRÉGOIRE (Cristof)

24 septembre 2020